Ru – Kim Thúy

M’étant intéressée à la littérature migrante au collège, Kim Thúy était déjà un grand ru.jpgnom pour moi. Pourtant, je n’avais encore jamais ouvert un de ses romans. Il me fallait commencer par le livre qui l’a fait connaître.

Ru est à la fois poétique et bien construit. Chaque page retrace un souvenir de l’auteure. Elle raconte, dans le désordre, le Vietnam de son enfance et son arrivée au Canada. Cette structure permet d’alterner entre des passages douloureux et de doux souvenirs.

À 10 ans, Kim Thúy quitte le Vietnam déchiré par la guerre dans une cale de bateau avec sa famille et près de 200 autres personnes. Ils vivront ensuite dans des conditions difficiles dans un camp de réfugiés en Malaisie. Ils seront finalement accueillis à Granby, au Québec, en tant que réfugiés. Pour Kim, ce n’est que le début d’une longue adaptation culturelle et d’une quête identitaire. Même son nom, n’a plus de sens ici : Nguyễn An Tịnh n’est qu’une série de sons  « étrangers et étranges ».

C’est un récit empreint d’authenticité. Kim témoigne de ses peurs face à ce voyage dont l’arrivée reste incertaine jusqu’à la fin. Avec son regard d’adulte, elle parle de l’amour de ses parents qui étaient prêts à tout pour un avenir heureux pour leurs enfants. Elle rapporte les gestes de générosité de ceux qui ont fait la différence à son arrivée.

Ru signifie berceuse en vietnamien et petit ruisseau ou écoulement (de larmes, de sang, d’argent) en français. Ce titre représente parfaitement ce roman qui nous berce de souvenirs doux-amers.

Infos

  • Prix : 24,95 $
  • Catégorie : Romans québécois et canadiens
  • Auteur : Kim Thúy
  • Titre : Ru
  • Date de parution : 2016
  • Éditeur : Libre Expression
  • Pages : 145
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Soft in the head – Marie-Sabine Roger

Dans sa version originale, le titre est La tête en friche. Acheté dans une soft in the head2.jpgboutique de livres d’occasion à l’Île-du-Prince-Édouard, je ne me doutais pas que c’était une traduction. Ça peut paraître étrange quand les personnages ont des noms comme Germain ou Marguerite, mais je ne suis pas attardée sur le résumé. J’ai figé en lisant les mots worthless halwit (imbécile moins que rien) dont je ne connaissais pas la signification. Par chance, la critique suivante a retenu mon attention : The sort of book that makes you want to hug the author to thank the for the hapiness they have gave you (le genre de livre qui te donne envie de prendre l’auteur dans tes bras pour le remercier du bonheur qu’il t’a procuré). Il n’en fallait pas plus pour me convaincre.

Un homme un peu niais à l’enfance bâclée voit sa vie transformée par la rencontre d’une vieille dame assise sur un banc de parc. Cette femme éduquée lui donnera le bagage nécessaire à la compréhension des conversations quotidiennes. Cette amitié incongrue est belle à voir. Elle naît entre ces personnes seules grâce à l’écoute de l’autre.   Ils pourront maintenant partager les petits plaisirs de la vie : compter les pigeons, apprendre des mots nouveaux, etc.

Lire ce roman en anglais a été une véritablela tête en friche erreur étant donné qu’on y joue beaucoup avec les mots. Malgré tout, la légèreté d’esprit de Germain en a fait une lecture facile et le style de l’auteure transparaît même dans la traduction. En effet, ce livre émerveille par son style humoristique et vivifiant.

L’histoire repose entièrement sur la relation d’amitié entre Germain et Marguerite. Selon moi, le reste est pratiquement superflu. Par exemple, les personnages secondaires peu marquants détournent parfois l’attention du sujet.

Ce roman m’a rappelé Je ne suis pas de ceux qui ont un grand génie qui traite d’une incompréhension enfantine du monde extérieur. Soft in the head aborde une incompréhension semblable chez un adulte qui a conscience de ses lacunes. Il présente les obstacles vécus cet homme illettré sans se prendre trop au sérieux.

Adapté au cinéma avec Gérard Depardieu en 2010, ma découverte de ce livre est plutôt tardive. Néanmoins, je vous recommande vivement cette lecture légère si, comme moi, vous êtes passé à côté.

Infos

  • Prix : 26,95 $
  • Catégorie : Romans français
  • Auteur : Marie-Sabine Roger
  • Titre : La tête en friche / Soft in the head
  • Date de parution : 2008
  • Éditeur : Du Rouergue / Pushkin press

Des nouvelles de mon voyage

Coucou à tous !

Si vous attendiez des nouvelles de mon voyage, j’ai dû vous décevoir, car mon dernier article sur le blog remonte déjà au mois de mai. Toutes mes excuses. Publier des articles en voyage s’avère plus compliqué que prévu.

Pour me faire pardonner, je vous fait un petit compte rendu de mon voyage dans l’est du Canada.

Compte rendu de voyage

Après une course contre la montre pour tout préparer à temps, on part finalement de Gatineau au début juin.

Sept-Îles

On part en direction de Sept-Îles pour un contrat de ma blonde qui finance une partie du voyage. Elle y rencontre famille et amis. L’accueil est chaleureux. Même si c’est un coin qu’on connait déjà bien, les activités ne manquent pas : pêche aux capelans et au saumon, bingo, 4 roues, manèges, etc. On ne s’ennuie pas.

Gaspésie

Puis, on fait le tour de la Gaspésie en prenant notre temps. On traverse de multiples villages microscopiques. Certains paysages valent le détour. La faune de Percé est marquante (fous de bassans, cormorans, mouettes et goélands en nombre impressionnant, mais aussi quelques phoques et baleines). Une randonnée en montagne nous permet d’avoir une vue spectaculaire de la chaîne de montagne des Chics-Chocs.

Nouveau-Brunswick

On parcourt la côte Est du Nouveau-Brunswick. On frappe un mur de moustiques littéralement (avec la voiture) et au sens figuré (on se fait bouffer! surtout ma blonde). Trouver des toilettes et un lieu où dormir dans cette province est ardu. On s’amuse à attraper des clams et on en tue accidentellement plusieurs par maladresse. On observe aussi des ours dans leur habitat naturel.

Île-du-Prince-Édouard

À l’Île-du-Prince-Édouard, on fait peu d’activités. Le paysage suffit amplement. On contemple des champs de sable rouge à perte de vue. On se paye quand même une soirée de théâtre pour voir Anne and the green gables – The musical. On rapporte des trésors trouvés sur la plage de Souris (bouts de verre usé par l’eau, coquillages et un peu de céramique).

Nouvelle-Écosse

Un vent infernal et de la cornemuse nous accueille en Nouvelle-Écosse. On traverse presque toute la Nouvelle-Écosse pour parcourir la Cabot Trail : une route montagneuse et brumeuse. Les bons conseils d’un homme nous conduisent à des paysages hallucinants et à la rencontre fortuite d’un aigle. On tente de profiter au maximum de la Baie de Fundy et de ses marées. De celles-ci, je retiens surtout l’étendue de boue immense à marée basse et la montée rapide des eaux quand la Baie rencontre la rivière.

Mes lectures de voyage

J’ai apporté quelques livres de chez moi que j’ai presque tous terminés. J’ai également fait quelques trouvailles en chemin.

Sept-Îles

  • Ru – Kim Thuy
  • Kuessipan – Naomi Fontaine
  • Nous – Patrick Isabelle

Gaspésie

  • Le parfum – Patrick Süskind – laissé dans une salle de bain à Chandler

Nouveau-Brunswick

  • Adieu, mon vieil ami! – Brian Freemantle – trouvé dans une boite d’échange
  • L’homme qui marchait dans sa tête – Patrick Segal

Île-du-Prince-Édouard

  • Le géant enfoui – Kazuo Ishiguro

J’ai acheté des livres en anglais dans une boutique de livres d’occasion. Je lis très peu en anglais, car je mets beaucoup plus de temps, mais la sélection était beaucoup plus intéressante.

Nouvelle-Écosse

  • Keeper – Kathi Appelt
  • Soft in the head – Marie-Sabine Roger
  • Birdie – Tracey Lindberg – J’avais commencé, mais je ne comprenais pas suffisamment pour lire sans dictionnaire. Je le poursuivrai à la maison.

Je vous prépare un article ou deux sur mes préférés avant de repartir vers l’Ouest.

À très bientôt, j’espère.

Le potager – Marilyne Fortin

Ces temps-ci, les histoires d’épidémie semblent m’interpeller autant dans les livres que le-potager.jpgdans les séries télévisées.

S’inspirant de la crise Ebola, Le Potager raconte le quotidien d’une famille de 4 lors d’une contamination massive par un virus mortel. Les défis s’annoncent nombreux pour ce couple soudé par leurs 2 jeunes enfants. Entre la panique et le déni, ils devront faire des choix pour assurer leur bien-être.

Les gens quittent leurs emplois pour réduire les risques de contagion. Ils vivent dans la peur de l’autre. Samuel, le père, est l’un des derniers travailleurs de l’usine d’épuration. Sans lui, on peut dire adieu à l’eau courante.

Les commodités habituelles sont choses du passé. L’information se fait rare. Personne ne sait combien de temps durera la crise. La famille doit se fier au rationnement pour subvenir à ses besoins jusqu’au jour où une voisine, un peu hurluberlue, propose d’aménager un potager dans le quartier. Il faudra bientôt défendre ces vivres contre les envahisseurs.

Le narrateur omniscient suit en alternance la femme et l’homme, mais se concentre davantage sur la femme. Il y a des dialogues, mais on entend aussi souvent les pensées de ces deux personnages. C’est un aspect important du récit puisqu’on comprend ainsi mieux leur état d’esprit en temps de crise. Puisque la famille vit coupée du monde, il y a relativement peu de personnages. Cependant, en raison du concept, j’ai trouvé qu’il y en avait plus qu’ordinairement dans ce type de récit. Concernant la construction du roman, on suit l’ordre chronologique et les chapitres sont titrés par les dates.

J’ai apprécié cette lecture. Le rassemblement autour de la nourriture amène une touche différente à cette épidémie. La coopération entre voisins est intéressante dû au fait que nous connaissons généralement peu nos voisins et que les crises tendent à  favoriser l’isolement. Ici, ils comprennent qu’ils ont besoin les uns des autres. Bien sûr, les rapports humains sont tendus : chacun a son idée de ce qui est bon pour le groupe. Malgré cela, ça donne espoir en l’humanité.   J’ai apprécié les dessins et phrases en début de chapitre rappelant que l’histoire se répète et référant au passé de prof d’histoire de Caroline. Finalement, l’aspect familial est un réel ajout. On s’attache beaucoup plus rapidement aux personnages. Particulièrement en raison du bas âge des enfants, cela accentue également la gravité de la situation.

Infos

  • Prix : 26,95 $
  • Catégorie : Romans québécois et canadiens
  • Auteur : Marilyne Fortin
  • Titre : Le Potager
  • Date de parution : 2017
  • Éditeur : Québec Amérique
  • Pages : 376

Le plongeur – Stéphane Larue

Le plongeur est, pour Stéphane Larue, son premier roman. Il reçoit déjà une très bonnele plongeur3 critique : Prix des libraires du Québec, Prix Senghor, finaliste au Prix littéraire des collégiens et au Prix du gouverneur général.

Cette lecture nous immerge dans l’univers du jeu. Le plongeur (personnage principal restant anonyme) joue aux machines. Comme tous les joueurs, il gagne puis perd tout : il va trop loin. Il ment à tous, surtout à ceux qu’il aime. Ses mensonges détruisent, peu à peu, ses relations personnelles et ses chances de s’en sortir.

Il tente de se sauver de ses problèmes et de reprendre ses finances en main en prenant un travail de plongeur au restaurant La Trattoria. C’est alors que l’univers parallèle de la restauration apparaît. On entend le bruit des cuisines, ça gueule, ça bardasse, ça sonne la cloche et ça recommence. On sent l’odeur de bouillon de poulet de la plonge. On vit l’adrénaline qui fait passer le shift si vite que tu dois prendre ton repas en vitesse sur le bord de l’évier. On goûte presque la bière d’après-shift. L’auteur a un grand talent pour nous faire ressentir les ambiances en se rattachant aux sens. Il nous emporte dans les bars avec le staft excentrique.

Le plongeur s’efforce, autant que possible, de garder ces deux univers séparés, mais ça ne l’empêche pas de se mettre encore plus dans la « marde ». Il n’a apparemment pas encore touché le fond.

J’ai choisi ce roman, car il était suggéré par mon club de lecture. Je n’ai pas été déçue. Ce roman, dès les premières pages, m’a plu énormément. C’est la description du chauffeur de taxi qui m’a convaincu que j’allais adorer. L’auteur crée des personnages colorés et profondément attachants. Ils ont beaucoup de personnalité. Malgré les défauts de certains, on voudrait tous les côtoyer.

Au niveau du style, les phrases sont très courtes, ce qui nous garde captif.

Une des seules choses qui m’agaçait profondément, jusqu’à ce que je comprenne la raison de ce choix, c’est l’absence de prénom pour le personnage principal. L’auteur le garde anonyme parce qu’il représente tous les joueurs et, en même temps, aucun en particulier. Il veut illustrer le problème de jeu, et non, une histoire particulière.

J’ai véritablement adoré ce roman et je le recommande vivement. Cependant, pour l’apprécier, je crois qu’il faut soit s’intéresser un minimum à l’univers de la restauration ou à celui du jeu OU se laisser emporter par ces personnages. Courrez vous le procurer!

Infos

Prix : 31,95 $
Catégorie : Romans québécois et canadiens
Auteur : Stéphane Larue
Titre : Le Plongeur
Date de parution : 2016
Éditeur : LE QUARTANIER
Collection : Polygraphe
Pages : 448 pages

 

Amun – Collectif

Ils sont uniques et ne font qu’un. Amun (Rassemblement) est un ouvrage collectif Amun-bloguerassemblant les nouvelles d’auteurs autochtones assez connus du grand public. Ils y dévoilent des textes inédits jusqu’alors. Ces textes de fiction présente une réalité romancée.

C’est avec plaisir que j’ai découvert une variété de points de vue, de style d’écriture, d’angles d’approche et de thèmes. Ces nouvelles exposent différentes facettes de la réalité autochtone: la vie dans le bois, la douleur amoureuse, le racisme, les chamanes, l’identité, etc.

J’ai un faible pour les histoires de bois. Ça explique surment pourquoi mes nouvelles préférées ont été celles de Melissa Mollen Dupuis – Memekueshu et de Michel Jean – Où es-tu?. J’ai aussi beaucoup aimé Mitatamun (regret) de Maya Cousineau-Mollen qui raconte davantage le quotidien et la perception des autres. Finalement, je souligne le travail de Joséphine Bacon avec Nashtash va à la ville qui soulève le problème d’itinérance et de prostitution d’une manière très habile.

C’est un livre facile d’approche pour s’immerger dans cet univers et découvrir ces grands noms. Ce n’est ni un roman historique ennuyeux ni une lecture très lourde. Ce livre soulève des réflexions intéressantes dans un style court et captivant. Vous n’aimerez peut-être pas tous les textes, mais je suis convaincue qu’une nouvelle vous convaincra que cette lecture en valait la peine.

Infos

  • Prix : 24,95 $
  • Catégorie : Romans québécois et canadiens
  • Auteur : Michel Jean & Al
  • Titre : Amun
  • Date de parution : 2016
  • Éditeur : STANKE
  • Pages : 163

Manikanetish – Naomi Fontaine

Manikanetish (Petite Marguerite) manikanetishnous immerge dans le quotidien d’une classe de l’école secondaire de la communauté innue d’Uashat mak Maliotenam, tout près de Sept-îles. C’est un texte court et touchant, empreint d’une grande authenticité.

Manikanetish est le premier roman traitant de la réalité autochtone dont je traite sur ce blog. Avant de le commenter plus longuement, je crois nécessaire de préciser d’où vient mon intérêt pour ce thème. Ma blonde est Innue, mais ce n’est pas l’unique raison qui me pousse à lire sur le sujet. Même avant notre rencontre, j’étais curieuse concernant le vécu des communautés. J’ai pris un cours de droit autochtone pour en apprendre plus. À ce moment-là, je n’y connaissais pas grand chose. J’étais pleine de stéréotypes, car on n’apprend rien, à l’école, sur les autochtones d’aujourd’hui. C’est souvent le manque de connaissances qui conduit au jugement de l’autre. Je m’éduque à travers la littérature pour juger moins et comprendre plus. Je cherche à mieux comprendre le monde dans lequel je vis et la culture de ma blonde. Je veux défendre ma blonde et les siens contre les stéréotypes qui continuent d’être véhiculés en expliquant leur réalité. Si vous le voulez bien, revenons au livre.

Pour écrire ce roman, Naomi Fontaine s’inspire de son vécu et des élèves qu’elle a rencontré lorsqu’elle enseignait à Uashat. Dans cette oeuvre, elle a une écriture simple, presque descriptive,  et utilise beaucoup les dialogues.

Yammie, professeure au secondaire, revient sur son territoire natal pour enseigner. Ce retour aux sources ne se fait pas sans un certain questionnement. Est-elle toujours à sa place parmi eux? Peu à peu, elle se découvre comme enseignante tout en tentant d’apprivoiser ses élèves, parfois farouches ou en difficulté.

Les chapitres sont très courts. Yammie y raconte des bribes de la vie de ces jeunes innus sur un ton anecdotique. Elle en sait peu sur ses élèves même si elle tente de se rapprocher d’eux au fil des mois. Chacun d’eux a ses défis à relever pour réussir son année et ces défis ne sont pas qu’académiques. Yammie s’efforce de les aider de son mieux, mais ils font leurs propres choix. Ils découvrent leur personnalité. Ils traversent l’adversité avec la fougue des premières années. Ils ne se posent pas de questions. Ils foncent dans la vie comme un train à toute vitesse. Ils font preuve d’une force, d’une volonté et d’une résilience peu communes. Peu à peu, ils deviennent de jeunes adultes. À un moment, le retour à la terre, au territoire, Nitassinan, le bois. Ils respirent le grand air et chassent la perdrix. Elle est là la vraie vie.

Ce texte m’a touché dans sa simplicité. Les mots coulaient comme une rivière lente, un regard porté sur la vie. J’aurais voulu que cette balade ne finisse jamais. J’aurais aimé en savoir plus sur ces jeunes, sur leur avenir, mais l’année scolaire est déjà finie. L’enseignante ne connaîtra jamais tout de ses élèves, et nous non plus.

Infos

  • Prix : 19,95 $
  • Catégorie : Romans québécois et canadiens
  • Auteur : Naomi Fontaine
  • Titre : Manikanetish
  • Date de parution : 2017
  • Éditeur : MÉMOIRE D’ENCRIER
  • Pages : 150

Salon du livre de l’Outaouais 2018

Les salons du livre, c’est le paradis des lecteurs! C’est le meilleur endroit pour découvrir des livres et des auteurs. Depuis 5 ans, mes obligations scolaires m’accaparaient trop pour que je prenne le temps d’y assister. J’étais en manque. Quand ma sœur a accepté de m’accompagner cette année, j’étais emballée.

Si vous êtes comme moi, vous sortez rarement d’un salon du livre avec moins de 5 ou 6 romans. Cette année, je devais économiser pour voyager. Je ne pouvais pas me permettre de dilapider 250-300$ en une journée, même pour des livres. Je devrais me contrôler et faire des choix. Ça s’annonçait ardu. Je devrais user de stratégie et de détermination.

Quand un livre m’intéressait, je le photographiais pour me faire une liste de lecture visuelle. J’ai, quand même, succombé pour 3 romans.

Les livres que j’ai achetés :

le plongeur3    ru    nous

Prochain arrêt : la bibliothèque municipale. Pour me satisfaire complètement, je fûts forcée de louer quelques livres parmi mes trouvailles du salon du livre. Et hop, quelques lectures gratuites en plus!

Les livres que j’ai loués à la bibliothèque :

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Et pour ceux d’entre vous qui se demandent combien de livres je viens d’ajouter à ma liste de lecture, la réponse est 33.

Les livres que j’aimerais lire, éventuellement :

  1. Les sanguines – Elsa Pépin
  2. Éléphant – Martin Suter
  3. L’année la plus longue – Daniel Grenier (Je l’ai loué, mais, finalement, ça ne m’inspirait pas. Peut-être une prochaine fois)
  4.  Le rouge vif de la rhubarbe – Audur ava Olafsdottir
  5. Dans la forêt – Jean Hegland
  6. Les marées – Brigitte Vaillancourt
  7. Blessures – Ying Chen
  8. L’habitude des bêtes – Lise Tremblay
  9. La liberté des savanes – Robert Lalonde
  10. En camping-car – Ivan Jablonka
  11. Souvenirs de la marée basse – Chantal Thomas
  12. Cri de terre – Raymond Guy Leblanc
  13. L’assassin avait toujours faim – Christiane St-Pierre
  14. Je ne sais pas penser ma mort – Marisol Drouin
  15. De bois debout – Jean-François Caron
  16. Le poids de la neige – Christian Guay-Poliquin
  17. Nouveau système – Daniel Leblanc Poirier
  18. Martel en tête – Éric Simard
  19. La mesure du temps – Jean Boisjoli
  20. Nanuktalva – Gilles Dubois
  21. Corbeau vole la lumière – Bill Reid et Robert Bringhusrt
  22. Blanchie – Brigitte Haentjens
  23. Ligne brisée – Katherena Vermette
  24. À l’abri des hommes et des choses – Stéphanie Boulay
  25. Le potager – Marilyne Fortin
  26. Le peintre d’aquarelles – Michel Tremblay
  27. Fuki-no-tô – Aki Shimazaki
  28. Pour quelques milliard et une roupie – Vikas Swarup
  29. Into the wild – Jon Krakauer
  30. La bête à sa mère (et autres) – David Goudreault
  31. Amun – Sous la direction de Michel Jean
  32. Un monde mort comme la lune – Michel Jean
  33. Le vent en parle encore – Michel Jean

Éloge de la lenteur – Carl Honoré

Éloge de la lenteur

Éloge de la lenteur, c’est le livre qui m’a poussée à démarrer ce blog.

Habituellement, je me tiens loin des livres de croissance personnelle et autres livres censés changer notre vie. Celui-là, je l’ai trouvé dans les affaires de mon père décédé et j’ai décidé de lui donner une chance. J’aimais le titre et la couverture me donnait l’impression d’un roman.

Carl Honoré se questionne sur la raison pour laquelle on est toujours en train de courir après le temps. Pourquoi n’accorde-t-on pas plus de temps aux choses qui comptent vraiment pour nous? Cet auteur-journaliste nous présente ses recherches sur le mouvement « Slow ».  Comment ralentir quand tous vivent à 100 miles à l’heure? La vie demande maintenant de nous performions dans toutes les sphères de notre vie : au travail, en famille et même dans nos loisirs. On s’attend de nous à ce qu’on soit des super-humains capables de faire cent choses à la fois. Mais sommes-nous vraiment heureux lorsque nous roulons à toute vitesse pour arriver à temps à la maison pour faire le souper, sautant dans la voiture, dès le repas engouffré, pour aller s’entraîner et brûler le plus de calories possible tout en répondant aux courriels du bureau? J’en doute. L’auteur ne tente pas de nous convaincre de vivre en tortue, mais plutôt de trouver le Tempo Giusto (le rythme juste) pour profiter de chaque chose. Il y aborde différents thèmes tels la nourriture, la musique, le sport, le travail, la santé, la conduite automobile, etc. Il nous fait découvrir des mouvements mondiaux dont on ne soupçonnait même pas l’existence.

Ce livre sonne juste, car il poursuit une réflexion déjà amorcée chez la plupart d’entre nous : Que dois-je faire pour être plus heureux? Mes choix de vie sont-ils les bons? Pourquoi est-ce que j’ai toujours l’impression de manquer de temps?

L’auteur nous raconte ses rencontres, ses prises de conscience et ses expériences du mode de vie Slow. Bien qu’écrit sur un ton plutôt journalistique, comme on pouvait s’y attendre de cet auteur, cela ne se lit pas comme un très long article. Au contraire, on se reconnaît dans cet homme qui cherche des solutions à sa vie accélérée. Pourquoi ne pas ralentir, nous aussi, après tout ? Pour vraiment profiter de cette réflexion, il faut lire ce livre en sirotant un grand bol de café au lait et ne surtout pas succomber à l’envie de lire trop rapidement.

Infos

  • Prix : 10,95$
  • Catégorie : Croissance personnelle
  • Auteur : Carl Honoré
  • Titre : Éloge de la lenteur
  • Date de parution : 2007
  • Éditeur : Marabout